Le cahier des charges technique de votre projet informatique
Le cahier des charges technique complète le fonctionnel : il dit comment le projet s'intègre à votre système d'information. Dix questions pour la DSI ou le service informatique qui suit le projet, de l'hébergement à la réversibilité. Le modèle et son exemple rempli sont gratuits, en Word ou en PDF.
- 10 questions
- Word et PDF
- Gratuit
Mis à jour le
Cahier des charges technique : définition et différence avec le fonctionnel
Un cahier des charges informatique a souvent deux volets. Le fonctionnel dit ce que le projet doit faire, du point de vue de ceux qui l'utilisent. Le technique dit dans quel cadre il doit le faire : où il est hébergé, avec quels systèmes il échange, comment on s'y connecte, quelles règles de sécurité il suit, comment il est exploité et ce qui est remis à la fin.
Il est rédigé par la DSI (direction des systèmes d'information) ou le service informatique, avec le responsable de la sécurité (RSSI) quand il y en a un. Il ne choisit pas les technologies à la place du prestataire : il pose les contraintes de votre système d'information, et le prestataire y répond dans sa proposition. On y retrouve les rubriques habituelles (environnement, architecture, interfaces, sécurité, données, exploitation, recette, documentation), posées ici en dix questions.
Sans service informatique, le fonctionnel suffit pour un devis : partez de la page Préparer votre projet ou du modèle de votre type de projet. Chez Beaspo, l'un comme l'autre reste facultatif : une idée suffit pour réserver l'appel.
Les 10 questions techniques
Chaque question est suivie d'un exemple, celui de la DSI d'un réseau de magasins de bricolage qui fait développer un outil de commandes spéciales.
Question 1
Dans quel système d'information s'insère le projet ?
Les logiciels en place, l'annuaire des comptes, les postes et les appareils utilisés, les règles de la DSI. Dites aussi qui suit le projet de votre côté, et qui décide en cas de doute.
Exemple
Un réseau de 40 magasins, un ERP de gestion commerciale, un annuaire Microsoft de 900 comptes, des postes Windows et des tablettes. Suivi par le responsable des études.
Question 2
Où sera-t-il hébergé ?
Dans le cloud ou dans vos locaux, dans quel pays, chez quel hébergeur, sur des comptes à votre nom. Certaines données imposent un hébergeur certifié : HDS pour les données de santé, SecNumCloud pour certaines données publiques sensibles.
Exemple
Dans le cloud, en France ou dans l'Union européenne, sur un compte au nom de l'entreprise. Pas de données de santé, donc pas besoin d'hébergeur certifié HDS.
Question 3
Avec quels systèmes doit-il échanger ?
Pour chaque échange : quelles données, dans quel sens, à quel rythme, et quel système fait référence. Prévoyez aussi ce qui se passe quand l'autre système est en panne.
Exemple
L'ERP fait référence pour les articles et les prix, lus chaque nuit. Les commandes validées partent vers l'ERP aussitôt ; s'il est indisponible, elles attendent et repartent.
Question 4
Comment les utilisateurs se connectent-ils ?
Par l'annuaire de l'entreprise (SSO) ou des comptes dédiés, avec ou sans double authentification. Ajoutez la liste des rôles, et ce qui se passe quand quelqu'un quitte l'entreprise.
Exemple
Par l'annuaire Microsoft de l'entreprise, avec double authentification. Trois rôles : vendeur, chef de magasin, siège. Un compte désactivé perd l'accès aussitôt.
Question 5
Quelles exigences de sécurité ?
Votre politique de sécurité si elle existe, le chiffrement attendu, le journal des actions et sa durée de conservation, les tests demandés avant la mise en production.
Exemple
Notre politique de sécurité, jointe. Un journal des actions gardé un an. Un test d'intrusion par un cabinet extérieur avant la mise en production.
Question 6
Quelles données, et quelles règles RGPD ?
Les données personnelles traitées, leur durée de conservation, leurs destinataires et les sous-traitants. Le prestataire signe le contrat de l'article 28 du RGPD, et le traitement entre dans votre registre.
Exemple
Le nom et le téléphone des clients, pour les prévenir de l'arrivée de leur commande, supprimés un an après le retrait. Contrat de sous-traitance signé avant le démarrage.
Question 7
Quelle disponibilité et quelles performances ?
Les heures et les périodes critiques, les volumes attendus, le temps de réponse acceptable. Fixez aussi la durée d'interruption tolérée, la quantité de données que l'on peut perdre, qui fixe la fréquence des sauvegardes, et qui surveille et intervient.
Exemple
Utilisé de 8 h à 20 h, six jours sur sept, jusqu'à 600 commandes par jour. Au plus une heure d'interruption, et une heure de données perdues.
Question 8
Quelles données reprendre, et comment basculer ?
Ce qui est repris, d'où, avec quelles règles pour les doublons et les erreurs. Prévoyez qui vérifie le résultat, la date de bascule et le retour arrière si quelque chose se passe mal.
Exemple
Les 8 000 commandes en cours, reprises du tableur actuel et vérifiées sur un magasin pilote. Bascule un lundi, retour possible à l'ancien fichier pendant une semaine.
Question 9
Comment recetter et mettre en production ?
Les environnements de test, les données utilisées pour la recette, les critères qui valident une version et qui les vérifie. Ajoutez les périodes où rien ne doit être mis en production.
Exemple
Une recette sur un environnement séparé, avec des données anonymisées, validée par la DSI. Aucune mise en production pendant les soldes.
Question 10
Que doit-on vous remettre ?
Le code source et son dépôt, les accès, la documentation d'exploitation, le schéma d'architecture. Prévoyez la réversibilité et la maintenance : qui reprend la main, et dans quel délai. Demandez enfin la liste des coûts récurrents, hébergement et services tiers, et ce qui les fait varier.
Exemple
Le code dans notre dépôt, tous les accès à notre nom, la documentation et le schéma d'architecture. Une maintenance avec un délai de prise en charge écrit.
Marché public : du cahier des charges technique au CCTP
Dans un marché public, le cahier des charges technique prend la forme du CCTP, le cahier des clauses techniques particulières, qui fait partie du dossier de consultation. Les dix questions s'y retrouvent, avec quelques règles de plus.
- Le CCTP porte les exigences techniques, le CCAP les règles administratives : délais, pénalités, paiement.
- Les spécifications ne citent ni marque ni produit, sauf nécessité, et alors avec la mention « ou équivalent ».
- Les référentiels publics s'ajoutent : le RGAA pour l'accessibilité, le RGS pour la sécurité des systèmes d'information de l'administration.
- Chaque candidat y répond par un mémoire technique, jugé selon les critères annoncés dans le règlement de la consultation.
Le modèle à télécharger
Les dix questions avec la place pour vos réponses, puis l'exemple de la DSI du réseau de magasins rempli en entier. Gratuit, sans inscription.
Le Word se remplit directement, aussi dans Google Docs. Le PDF s'imprime ou se lit à l'écran.
Et une fois vos réponses prêtes ?
Joignez-les au cahier des charges fonctionnel, ou envoyez-les à l'avance à contact@beaspo.com. En 30 minutes, Clément les reprend avec vous et complète ce qui manque. Sous 48 h, tout est posé par écrit : le périmètre, les réponses à vos exigences, le prix et la date de mise en ligne.
Votre projet, cadré avec votre DSI et chiffré sous 48 h.
Un appel de 30 minutes avec Clément, puis une proposition écrite avec le périmètre, le prix et la date de mise en ligne.
Sur demande, vous signez un accord de confidentialité avant l'appel.
Questions fréquentes sur le cahier des charges technique
Qui rédige le cahier des charges technique ?
La DSI ou le service informatique, avec le responsable de la sécurité quand il y en a un. Les métiers, eux, écrivent le fonctionnel. Sans service informatique, c'est le prestataire qui propose les choix techniques dans sa proposition, et vous les validez.
Faut-il un cahier des charges technique sans service informatique ?
Non. Le cahier des charges fonctionnel suffit pour obtenir un devis précis, et le prestataire propose l'hébergement, la sécurité et les sauvegardes. Demandez simplement que tout soit à votre nom : code, hébergement, nom de domaine et données.
Qu'est-ce qu'un dossier d'architecture technique (DAT) ?
C'est le document qui décrit l'architecture d'un logiciel livré : ses composants, ses échanges avec les autres systèmes, son hébergement, sa sécurité et ses sauvegardes. La DSI le demande souvent à la livraison, pour exploiter le logiciel et pouvoir le confier à une autre équipe.
Que préciser quand le projet utilise l'intelligence artificielle ?
Ce que l'IA fait seule et ce qui reste validé par une personne, les données qu'elle voit et où elles sont traitées, comment ses résultats sont vérifiés et ce qui se passe quand elle se trompe. Notre page automatisation et agents IA détaille ces engagements.
Une autre question ?
Clément vous répond en moins de 2 h.