Le cahier des charges de votre application web ou SaaS
Un cahier des charges d'application web ou de SaaS répond à dix questions, du but du logiciel à votre budget, en passant par les rôles des utilisateurs, les écrans, les abonnements et les données. Le modèle et son exemple rempli sont gratuits, en Word ou en PDF.
- 10 questions
- Word et PDF
- Gratuit
Mis à jour le
Les 10 questions pour votre application web
Chaque question est suivie d'un exemple, celui d'un logiciel de suivi des candidatures vendu par abonnement aux cabinets de recrutement.
Question 1
Qui êtes-vous, et que doit apporter votre application ?
Votre activité en une phrase, puis ce que le logiciel doit changer : du temps gagné, des ventes en ligne, un service que vos clients font seuls, des abonnés. Ce but décide de tout le reste. Ajoutez à quoi vous verrez que c'est réussi, en chiffres si possible.
Exemple
Ancien recruteur, je lance un logiciel de suivi des candidatures pour les petits cabinets, qui travaillent encore sur tableur. Réussi si 30 cabinets sont abonnés au bout d'un an.
Question 2
Qui va l'utiliser, avec quels droits ?
Chaque type d'utilisateur, vous compris pour l'administration, a ses écrans et ses droits : ce qu'il voit, crée, modifie ou supprime. C'est l'un des premiers facteurs du budget. Dites aussi sur quel écran chacun s'en sert, ordinateur au bureau ou téléphone en déplacement.
Exemple
Les recruteurs, sur ordinateur, qui suivent chaque poste. Le dirigeant, qui invite son équipe. Les candidats, qui postulent par un lien, sur téléphone. Et moi, pour gérer les abonnés.
Question 3
Quels écrans pour la première version ?
Décrivez le parcours principal, de l'arrivée au résultat attendu, puis la liste des écrans : c'est la base du devis. Séparez l'indispensable de ce qui peut attendre. Une première version réduite se lance plus tôt, puis s'enrichit à partir de vrais retours.
Exemple
Au lancement : créer un poste, recevoir les candidatures, les faire avancer d'étape en étape, noter chaque échange. Plus tard : la diffusion sur les sites d'emploi.
Question 4
Comment vos utilisateurs entrent-ils ?
Inscription libre ou sur invitation, connexion par e-mail ou avec un compte Google, premiers pas guidés ou non. Pour un logiciel vendu à des entreprises, dites qui crée le compte et qui invite les autres.
Exemple
Le dirigeant crée le compte du cabinet en ligne, puis invite ses recruteurs par e-mail. Connexion par e-mail ou avec un compte Google.
Question 5
Qui paie, et comment ?
Un abonnement, un paiement à l'acte, rien du tout : dites ce qui est vendu, à quel rythme et à qui. Pour un abonnement, ajoutez les formules et l'essai gratuit s'il y en a un. L'encaissement peut aussi attendre la deuxième version.
Exemple
Un abonnement mensuel par recruteur, payé par carte, avec 14 jours d'essai gratuit. Une facture chaque mois, envoyée automatiquement.
Question 6
Que doit-elle vous montrer et vous envoyer ?
Tableaux de bord, exports, e-mails automatiques, alertes : listez les chiffres que vous voulez suivre et les messages que le logiciel envoie, à qui et à quel moment.
Exemple
Pour le dirigeant : le nombre de candidats par poste et le délai pour le pourvoir. Un e-mail au candidat à chaque étape, et un récapitulatif chaque lundi au recruteur.
Question 7
Qu'avez-vous déjà, et que faut-il y connecter ?
Fichiers, logiciels, agenda, comptabilité : ce qui existe s'importe, se connecte ou se remplace. Pour une application déjà en ligne, ajoutez ce qui marche, ce qui bloque et qui détient les accès.
Exemple
Les cabinets pilotes ont leurs candidats dans des tableurs, à importer. Les entretiens doivent apparaître dans l'agenda Google ou Outlook des recruteurs.
Question 8
Quelles données, et quelles règles ?
Les informations que le logiciel garde, qui peut les voir, combien de temps elles sont conservées, comment elles sont sauvegardées et comment on les récupère. Le RGPD veut que chaque donnée serve à quelque chose, et que vos clients puissent emporter les leurs.
Exemple
Des CV et des coordonnées de candidats : hébergés en Europe, visibles du seul cabinet, supprimés après deux ans sans contact. Chaque cabinet peut exporter ses données.
Question 9
Quel style vous ressemble ?
Deux ou trois logiciels que vous aimez, votre logo, vos couleurs si vous en avez, vos maquettes si elles existent. Dites aussi ce que vous ne voulez pas voir.
Exemple
Sobre et dense, pour des journées entières sur ordinateur, avec les candidats en colonnes, d'une étape à l'autre. À éviter : des écrans chargés de graphiques.
Question 10
Quels sont vos repères ?
Une date qui compte, un ordre de budget, qui valide de votre côté, une obligation propre à votre activité. Une fourchette suffit. Pensez aussi à l'après : un logiciel en ligne se met à jour et se surveille, c'est la maintenance.
Exemple
Trois cabinets pilotes en mars, ouvert à tous en juin. Un budget entre 15 000 et 25 000 €. Je valide seul, et je veux confier la maintenance.
Pour un SaaS : ce qui s'ajoute
Un SaaS est une application web vendue par abonnement à de nombreux clients. Il demande les mêmes réponses, et quelques-unes de plus.
- La vie de l'abonnement : les formules, l'essai gratuit, le paiement refusé et ce qu'il bloque, le changement de formule, la résiliation.
- Un espace séparé pour chaque entreprise cliente, qui ne voit que ses propres données.
- Votre espace d'éditeur : la liste des abonnés, leurs formules, et l'accès qui vous permet de les aider.
- Les connexions que demandent les entreprises clientes : leur compte d'entreprise pour se connecter (SSO), une API pour relier le logiciel à leurs outils.
- Ce que vous promettez à vos clients : la disponibilité, les sauvegardes, le délai de réponse en cas de problème.
- Le contrat signé avec chaque entreprise cliente pour ses données personnelles (article 28 du RGPD, ou DPA), et vos conditions d'utilisation.
- Les factures : la facturation électronique entre entreprises entre en vigueur par étapes à partir de septembre 2026.
Ce que comprend un SaaS chez Beaspo est détaillé sur la page SaaS et application web.
Le modèle à télécharger
Les dix questions avec la place pour vos réponses, puis l'exemple du logiciel de suivi des candidatures rempli en entier. Gratuit, sans inscription.
Le Word se remplit directement, aussi dans Google Docs. Le PDF s'imprime ou se lit à l'écran.
Et une fois vos réponses prêtes ?
Gardez-les pour l'appel, ou envoyez-les à l'avance à contact@beaspo.com. En 30 minutes, Clément les reprend avec vous et complète ce qui manque. Sous 48 h, tout est posé par écrit : les écrans, les fonctions, le prix et la date de mise en ligne.
Votre application web, chiffrée par écrit sous 48 h.
Un appel de 30 minutes avec Clément, puis une proposition écrite avec les écrans, le prix et la date de mise en ligne.
Sur demande, vous signez un accord de confidentialité avant l'appel.
Questions fréquentes sur le cahier des charges d'une application web
Faut-il imposer une technologie dans le cahier des charges d'une application web ?
Non, sauf contrainte de votre service informatique, à écrire dans un cahier des charges technique. Décrivez ce que le logiciel doit faire, pour qui et avec quelles données : le choix technique en découle, et le prestataire le justifie dans sa proposition.
Comment décrire les rôles et les droits des utilisateurs ?
Un tableau suffit : une ligne par type d'utilisateur, une colonne par action (voir, créer, modifier, supprimer), et une croix là où c'est permis. Ajoutez ce que chacun ne doit jamais voir, comme les données d'un autre client.
Faut-il écrire des user stories dans le cahier des charges ?
Ce n'est pas nécessaire. Une phrase par besoin, du type « en tant que recruteur, je veux voir mes candidats du jour », aide si vous l'avez déjà. Sinon, vos réponses aux dix questions suffisent : c'est au prestataire de les traduire en écrans.
Faut-il écrire des critères de recette dans le cahier des charges ?
Pour les actions clés, oui. Un critère de recette dit à quoi l'on voit qu'une fonction marche, par exemple « l'export de 1 000 candidatures prend moins de 3 secondes ». Quelques-uns suffisent, et ils servent de référence à la livraison.
Le cahier des charges d'une application web sert-il pour la version mobile ?
En grande partie. La version pour iOS et Android se branche sur les mêmes comptes et les mêmes données. Ajoutez ce qui est propre au téléphone (notifications, mise en ligne sur l'App Store et Google Play) avec le cahier des charges application mobile.
Une autre question ?
Clément vous répond en moins de 2 h.
Comment rédiger le cahier des charges d'une application web ?
Un cahier des charges d'application web, de plateforme en ligne ou de SaaS décrit le logiciel attendu : son but, ses utilisateurs et leurs droits, ses écrans, ses paiements et ses données. C'est un cahier des charges fonctionnel : il dit ce que le logiciel doit faire, pas comment le programmer. On y retrouve les rubriques habituelles (présentation, objectifs, utilisateurs et rôles, parcours, fonctionnalités, back-office, sécurité, budget et délais), posées ici en dix questions simples.
Pour une application web, ce sont surtout le nombre d'écrans, les rôles des utilisateurs, les paiements, les connexions à d'autres outils et l'import de données existantes qui font varier le prix et le délai. Les dix questions valent pour une application web comme pour un SaaS, et le bloc qui suit ajoute ce qui est propre à un logiciel vendu par abonnement.
Chez Beaspo, ce document reste facultatif : une idée suffit pour réserver l'appel. Pour un projet qui n'est pas une application web, partez de la page Préparer votre projet.